Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 07:24

Le choix d’une police de caractères est affaire de goût… ou de convention.

En effet, pour les articles ou les rapports, le caractère à utiliser est défini dans ce qu’on appelle " les instructions aux auteurs " dans les publications scientifiques ou plus généralement " la charte graphique ".

Ces documents regroupent l’ensemble des règles à respecter pour que tous les documents d’une même provenance aient " un air de famille ". On y définit la mise en page, les logos à utiliser, les couleurs… et ce qui nous intéresse aujourd’hui, les polices de caractère à employer, pour les titres comme pour le corps du texte. Dans ce cas, pas de problème, on fait ce qu’on nous dit de faire.

Mais, dans le cas contraire, plusieurs critères sont à prendre en compte pour le choix du caractère :


Le type de caractère
Classiquement, on distingue les caractères dits de labeur, qui peuvent servir à composer un pavé de texte (Times, Helvética, Arial, Garamond…) et les caractères de fantaisie utilisables seulement pour des titres ou de courts textes notamment en publicité. Leur variété est immense. Sous Word, on peut citer Jokerman, Falstaff Festival, Kid Type Paint….

Il y a aussi des polices de caractères qui ne correspondent pas aux lettres de l’alphabet comme Symbol, Wingdings, Zapf Dingbats…


Le corps
Historiquement, le corps était la hauteur de la ligne de plomb qui portait le caractère. Le corps correspond à la grosseur des lettres. Il est exprimé en points. Les textes courants sont généralement en corps 10 ou en corps 12.

Cependant, il faut avoir à l’esprit que selon le type de caractère employé, l’effet visuel n’est pas le même.


La chasse

C’est la largeur de la lettre. Évidemment un m est plus large qu’un i. Pour un texte complet, la chasse est fonction du caractère employé.


Pour les étudiants, il peut être tentant de jouer sur la chasse d’un caractère pour rentrer dans les clous et avoir pile les x pages demandées ! Dans une certaine mesure, cela marche. On peut estimer la possibilité de variation de la longueur d’un texte à 10-20 % en plus ou en moins. Au-delà, c’est plus délicat pour que cela ne se voie pas…

A noter que si pour une raison ou pour une autre, vous désirez que les caractères soient alignés verticalement d’une ligne sur l’autre, il faut utiliser une police qui prévoit le même espace pour tous les caractères, imitant ainsi l’écriture des vieilles machines mécaniques. La seule qui permet de faire cela est la police courrier.


Les enrichissements
Italique, gras, souligné, petites capitales, couleur et autres, permettent de mettre en relief une phrase ou un mot.

Aujourd’hui, il est possible de varier à l’infini les caractères, les corps, les chasses ou les enrichissements. Mais dans ce domaine comme dans d’autres, sachez apprécier et consommer avec modération.

Tout comme une accumulation de panneaux routiers déroute le conducteur qui ralentit et finit par ne plus les voir, un trop grand nombre de caractères différents dans une page ne sont plus réellement perçus et le lecteur " zappe ".


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Par Cath - Publié dans : Typographie - Communauté : BLOGS, en parler ...
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