Partager l'article ! Les néologismes : rurbain et bravitude: La langue évolue en permanence. De nouveaux mots ou de nouveaux usages apparaissent, d’autres tombent ...
La langue évolue en permanence. De nouveaux mots ou de nouveaux usages apparaissent, d’autres tombent en désuétude.
Lorsque le besoin d’un mot nouveau se fait sentir, il est tentant de l’emprunter à une langue étrangère, surtout si la chose, l’objet ou la notion qu’on veut désigner provient de l’étranger, qu’il s’agisse de paella, de glasnost ou de bug.
Mais on peut aussi créer des mots en transformant des mots français existants.
On peut ainsi utiliser :
Il faut reconnaître que le résultat est parfois fort peu élégant, surtout quand on crée des néologismes en cascade.
Ainsi la saleté se dépose sur le linge après avoir été enlevée comme nous l’affirme la pub. Elle se redépose. C’est donc une redéposition. Et nos éminents lessiviers ont donc créé la lessive anti-redéposition.
On peut aussi créer de nouveaux mots en formant un mot composé avec deux mots existants. Cela s’est toujours fait comme pour porte-monnaie ou aigre-doux.
Par contre, pour les mots les plus récents, il convient de faire très attention car certains ne sont compris que par un faible pourcentage de lecteurs. C’est le cas de " rurbain " habitant originaire de la ville, qui y conserve ses activités économiques mais qui habite en zone rurale.
Et essayez, si vous n’êtes pas de la partie, de deviner ce que veut dire le mot " glocalisation " !
Bref, les néologismes, c’est pratique mais ce n’est pas forcément clair pour le lecteur ni, il faut l’avouer, toujours très élégant.
En ce moment, c’est le suffixe " itude " qui est tendance. On est passé de la zen attitude, compréhensible – sinon applicable – par tout le monde à la " bravitude " de Ségolène Royal. Sans vouloir choquer personne, je me demande s’il ne s’agit pas d’un mot fourre-tout où on met ce qu’on veut y mettre.
Sans parler de la bogossitude de Mickael Vendetta où là vraiment, on sombre dans le ridicule le plus complet.