Partager l'article ! Le trombone (poème de Charlie les mots): Je ne suis qu'un trombone, voyez-vous messieurs dames, Je ne paye pas de mine mais j'en fais pas un ...
Je ne suis qu'un trombone, voyez-vous messieurs dames,
Je ne paye pas de mine mais j'en fais pas un drame.
J'habite dans une boite avec tous mes copains,
On est tout emmêlés, c'est sûr qu'on se marre bien !
Mais n'allez pas y voir, connotation salace,
Dans une boite de trombones, y'a rien de dégueulasse.
Nous on aime attacher, c'est not'job, not'boulot,
Des tas de bouts d'papier où parfois y'a vos mots.
Pour que rien ne se perde, on accroche, on relie,
Le tout dans le respect de ce qu'on nous confie,
On ne blesse pas les feuilles en leur faisant des trous,
Nous on sait réunir dans le lien le plus doux.
Je ne suis qu’un trombone, rien de bien folichon,
En matière métallique ou plastique, c’est selon.
J’ai un rêve voyez-vous, un vœu que je formule,
C’est d’habiter une boite qui a des ventricules.
Relier du papier, j’fais ça depuis toujours,
Mais un jour j’aimerai réunir de l’amour.
Attacher l’émotion là où c’est bien vivant,
Parce qu’il me semble bien, que c’est ça l’important.
Alors faites de vos cœurs de belles boites à trombones,
Soyez dans l’émotion avec l’autre synchrone,
Et utilisez-nous pour ne pas que s’envolent,
Les feuillets sentiments qui attendent la parole.
Dans une de vos poches laissez un de mes frères,
Un trombone témoin qui ne gênera guère,
Mais qui à chaque fois que vous le toucherez,
Vous sera la mémoire de ce rêve que je fais....
Merci à Charlie à qui j'ai emprunté ce somptueux poème !
Autres articles :
La réforme de l'orthographe vue par Pierre Perret