Partager l'article ! Clavier : 23. Dactylographie $ (dollar) £ (livre) * (étoile) µ (micro): Ce sont des caractères assez peu utilisés qui se tapent avec l’aur ...
Ce sont des caractères assez peu utilisés qui se tapent avec l’auriculaire de la main droite.
Ne me demandez pas à quoi sert le symbole ¤ que l’on obtient avec Alt Gr + $, je n’en sais rien !
Quelques remarques cependant.
En ce qui concerne les unités monétaires, non seulement le $ ou £ mais le F ou €, il convient de se rappeler :
Que les sommes s’indiquent en chiffres arabes et que les unités de monnaie, écrites en toutes lettres, ne prennent pas de majuscules :
Lorsqu’une somme comprend une fraction, l’abréviation se place après, si la somme est composée en chiffres :
Par contre, si la somme est indiquée en toutes lettres, l’unité de compte reprend sa place normale (comme on prononce) :
Evidemment, on ne sépare jamais le chiffre du symbole de la monnaie, ce qui justifie parfois une espace insécable avant.
Autre point, vous remarquerez que le symbole * est placé au-dessus de la ligne de base des lettres, ce qui est son utilisation normale. Si, pour une raison ou une autre, vous voulez le redescendre, il faut utiliser le menu Police pour modifier sa position sur la ligne en ajoutant un décalage bas.
Attention cependant, il s’agit d’une mise en forme par le programme. De ce fait, elle peut ne pas supporter la transposition dans un autre langage. C’est ainsi que si je l’avais fait là, il y a fort à parier que ma modification ne serait pas passée sur overblog… vous allez devoir me croire sur parole.
mù* mù* mù* mù* mù* mù* mù* mù*
p^$ p^$ p^$ p^$ p^$ p^$ p^$ p^$ p^$ p^$
Si, en contrôlant votre travail, vous vous apercevez que vous avez oublié une phrase ou un membre de phrase, vous pourrez utiliser le signe * pour reporter à la fin du texte la partie manquante.
Le symbole de la monnaie anglaise, la livre, est £. Celui de la monnaie américaine, le dollar est le $. L’Europe utilise l’euro qui a comme symbole €.
Les Djinns
Murs, ville,
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise,
Tout dort.
Dans la plaine
Naît un bruit
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit !
La voix plus haute
Semble un grelot.
D’un nain qui saute
C’est le galop.
Il fuit, s’élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d’un flot.
La rumeur approche
L’écho la redit.
C’est comme la cloche
D’un couvent maudit ;
Comme un bruit de foule,
Qui tonne et qui roule,
Et tantôt s’écroule,
Et tantôt grandit.
Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !… Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l’escalier profond.
Déjà s’éteint ma lampe,
Et l’ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu’au plafond.
C’est l’essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant !
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau, lourd et rapide,
Volant dans l’espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.
Ils sont tout près ! – Tenons fermée
Cette salle où nous les narguons.
Quel bruit dehors ! Hideuse armée
De vampires et de dragons !
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu’une herbe mouillée,
Et la vielle porte rouillée
Tremble à déraciner ses gonds !
Cris de l’enfer ! voix qui hurle et qui pleure !
L’horrible essaim, poussé par l’aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s’abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l’on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu’il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon.
Prophète ! si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J’irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs !
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d’étincelles,
Et qu’en vain l’ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !
Ils sont passés ! – Leur cohorte
S’envole et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L’air est plein d’un bruit de chaînes
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes
Sous leur vol de feu pliés !
De leurs ailes lointaines
Le battement décroît
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l’on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d’une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d’un vieux toit.
D’étranges syllabes
Nous viennent encor ;
Ainsi, des arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s’élève,
Et l’enfant qui rêve
Fait des rêves d’or.
Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu’on ne voit pas.
Ce bruit vague
Qui s’endort,
C’est la vague
Sur le bord ;
C’est la plainte,
Presque éteinte,
D’une sainte
Pour un mort.
On doute
La nuit…
J’écoute :
Tout fuit,
Tout passe ;
L’espace
Efface
Le bruit.
Victor Hugo
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