Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 00:00

Que ce soit pour un livre ou pour un rapport, la question " qu’est-ce que l’on met sur la page de garde ? " n’apparaît généralement à l’auteur qu’à la toute fin de son travail.

 

Elle lui apparaît souvent comme superflue.

 

Et pourtant les premières pages doivent être ordonnées selon les usages bibliographiques, les exigences de l’éditeur ou de l’organisme.

 

En outre, ce sont les pages introductrices de l’espace de lecture, dont on peut comparer le rôle à celui des jardins ou des vestibules qui, avant le sanctuaire, accueillent et préparent le visiteur.

 

Il faut en effet, à travers ces pages, mettre le lecteur en condition de recevoir deux choses : la qualité d’un texte et la qualité d’un livre.

 

Or le texte n’apparaît qu’après ce parcours, même très rapide, des premières pages et on sait qu’alors il accaparera toute la fonction active et réflexive du lecteur.

 

Il convient donc d’utiliser ces quelques pages, pour qu’elles donnent au lecteur des informations indispensables, de nature non textuelle et ouvrent sur le tête-à-tête avec l’auteur.

 

La présentation et la typographie doivent être choisies en conséquence. Il n’est évidemment pas question de mettre les mêmes premières pages pour un écrit littéraire ou pour un livre pour enfants.

 

Pour les mémoires, la présentation des premières pages est généralement très codifiée par l’université ou l’école. Ces préconisations qui sont destinées à donner une unité de présentation à l’ensemble des mémoires, doivent être suivies à la lettre.

 

Sur les premières pages, le lecteur découvre :

  • des informations : titre, nom de l’auteur, nom de l’éditeur, nom des personnes ayant collaboré, nom des illustrateurs, nom du traducteur, année d’édition… ;
  • une plastique : l’espace de lecture, la forme du caractère, le style typographique ;
  • un codage : le jeu relatif des invariants typographiques (graisses, corps, pentes), le jeu des blancs séparatifs qui structurent visiblement la pensée de l’auteur.

Ces pages préparent donc le lecteur à passer en douceur de la page blanche – le silence – à la première page de texte – le discours.

 

On trouve ainsi :

  • la page de garde (page 1 et 2) qui contrairement à l’usage aujourd’hui courant de ce terme est une page blanche ;
  • la page de faux-titre (page 3) qui ne contient que le titre de l’œuvre ;
  • la verso du faux-titre (page 4) qui peut être une page blanche ou contenir par exemple la liste des ouvrages du même auteur ou une illustration, un frontispice ;
  • la page de grand-titre (page 5) qui est celle que l’on appelle couramment la page de titre ;
  • la page de copyright (page 6) qui peut aussi contenir la justification du tirage par exemple Cet ouvrage a été tiré en cinq cents exemplaires sur Vélin numérotés de 1 à 50…. ;
  • en page 7 on peut trouver une dédicace, le début de la préface ou la page de départ. Cette page 7 sera la première page foliotée de l’ouvrage. On pourra utiliser les chiffres romains s’il s’agit d’une préface.

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Par Cath - Publié dans : Présentation du texte - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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