Partager l'article ! Réussir la couverture d'un rapport ou la page de titre d'un roman: Il est beaucoup plus délicat qu’il n’y paraît de faire une page de titr ...
Il est beaucoup plus délicat qu’il n’y paraît de faire une page de titre harmonieuse. Voici quelques règles de base qui pourront vous y aider.
En effet, même s’il est impensable de formuler une règle stricte de construction, certaines lois gagnent à être suivies autant que faire ce peut.
Que ce soit une page de faux-titre ou une page de grand-titre, que sa présentation soit libre ou largement imposée, le placement du titre de l’ouvrage est fondamental.
Nous savons que l’œil ne se pose pas n’importe où sur une page, qu’elle soit blanche ou imprimée. Il a une prédilection pour le tiers supérieur de la surface. Il est donc important de situer le titre de l’œuvre au niveau du bas de cette zone mais non au milieu de la page comme on le voit très souvent.
L’importance donnée par la typographie au titre sera moins grande s’il s’agit d’une page de faux-titre où le titre est seul que s’il s’agit d’une page de grand-titre où il est accompagné par d’autres informations (nom de l’auteur, éditeur…).
Stanley Morison propose que le corps choisi pour le titre soit au maximum le double du corps du texte de l’ouvrage. Sans être impératif, il convient de se rappeler que les titres en capitales trop grosses sont inesthétiques et difficiles à lire. Evidemment si le titre est long, vous devrez choisir un corps plus petit et gérer les retours à la ligne de façon à conserver une logique de lecture. L’italique est très déconseillé pour un titre.
Pour l’œil, il est important d’avoir une ligne imprimée en haut de la page pour indiquer la valeur de la marge haute et surtout une ligne en bas pour indiquer celle de la marge basse.
Le nom de l’auteur est classiquement indiqué en haut mais on peut le mettre aussi sous le titre. La position en bas à droite, souvent rencontrée sur les mémoires rend celui-ci moins visible. Par cette position, l’œuvre est rendue plus anonyme et l’auteur s’efface devant l’organisme, l’école ou l’université dont le nom est généralement indiqué en haut de la page en centré c'est-à-dire là où classiquement devrait apparaître le nom de l’auteur. Il s’agit en quelque sorte d’une captation typographique de l’œuvre qui n’appartient plus réellement à son auteur… ou le moins possible.
Ce sont les blancs inégaux engendrés par le positionnement des différents éléments de la page qui leur donnent toute leur signification.
Le blanc séparatif entre le nom de l’auteur et le titre de son œuvre doit être plus petit que celui existant entre le titre et le nom de l'éditeur. Cela revient à rattacher dans l’espace de la page l’auteur et son œuvre d’une manière étroite. Non seulement cette disposition est logique mais elle facilite la lecture globale des deux informations et partant leur mémorisation.
Il est possible de renforcer visuellement cette relation en utilisant le même caractère avec des corps différents pour le nom de l’auteur et le titre de l’œuvre.
Dans la même logique, la différence typographie entre titre et auteur sera plus faible qu’entre titre et éditeur.
En outre, bien que les programmes actuels de traitement de texte permettent d’utiliser beaucoup de polices différentes, de déformer les titres etc., sachez l’apprécier et le consommer avec modération.
La typographie doit être le support de l’idée, la renforcer mais non l’occulter. Restez toujours très sobres, évitez de multiplier les polices, trouvez la beauté dans l’harmonie et non dans la fioriture.
Enfin, pour juger de votre présentation, vous pouvez utiliser la fonction aperçu avant impression en réglant de zoom de façon à voir toute la page sans pouvoir forcément la lire. Mais finalement, il vous faudra l’imprimer et la regarder de loin pour visualiser les différents blocs.
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Bisous.
Non, surtout dans le cas des mémoires. Les modèles proposés par les écoles ou les universités sont parfois à pleurer...
Bonne soirée, Dany.
Merci de ton commentaire et bonne semaine.
Mais j'ai eu aussi l'expérience de pouvoir "créer" le look d'un visuel.. et là, c'était un régal.
La mise en page m'a toujours beaucoup intéressée, et j'ai eu la chance de travailler un peu dans ce domaine, où piochant l'info ici et là, j'ai une Connaissance, marrante et utile, que je partage...
Pour moi qui fait le plus souvent des textes scientifiques, des rapports ou des thèses, la présentation m'est le plus souvent imposée. Alors, je m'efforce de faire au mieux dans un cadre étroit.
J'ai souvent plus de lattitude dans le corps du texte. En effet, l'auteur me dit que cela doit tenir en tant de pages et donc je me débrouille pour que cela fasse le nombre requis... tout en suivant les consignes. Autant te dire que je magouille un max !
Le résultat n'est pas toujours très esthétique mais les magouilles restent suffisamment discrètes pour que tout le monde soit content.