Clavier et style par Alpha et Oméga Nantes
En cours de son élaboration, le texte a été repris de nombreuses fois pour vérifier qu’il satisfaisait bien à l’objectif de départ.
Une fois rédigé, il est absolument indispensable de le relire une nouvelle fois en entier (et plutôt deux ou trois fois qu’une !).
Dans la pratique, mieux vaut attendre un peu, si c’est possible, entre la rédaction d’un texte et sa relecture. Après une bonne nuit de sommeil, on voit mieux les fautes parce qu’on redécouvre un peu le texte.
C’est aussi parce qu’on connaît son texte par cœur, et qu’on s’intéresse plus au fond qu’à la forme, qu’on est toujours un piètre relecteur de ses propres écrits. Si vous avez une bonne âme sous la main, vous serez étonné de toutes les erreurs ou phrases boiteuses qu’elle vous trouvera.
La relecture permet de corriger les erreurs de grammaire, de construction de phrases ou de style. Il est indispensable que le texte " coule ".
J’entends souvent dire qu’il y a des sujets si ardus qu’ils rendent ipso facto un texte difficile à lire. Certes, mais dans ce cas, il est d’autant plus important que la rédaction soit parfaite.
Puis, si vous travaillez avec un traitement de texte, il est indispensable de passer le correcteur d’orthographe. Attention, tout ce qu’il vous proposera ne
sera pas forcément parole d’évangile !
Ensuite, il faut une nouvelle relecture pour détecter les erreurs résiduelles. J’avais par exemple la fâcheuse tendance à taper " voua " à la place
de " vous ". Une telle erreur n’est pas décelée par un correcteur d’orthographe parce que " voua " existe. Tout au plus, peut-il alors détecter une anomalie grammaticale dans
la phrase, mais pas toujours.
Voilà vos deux relectures de faites.
Moi, j’en rajoute toujours une autre : c’est la relecture des titres.
Rien que des titres.
Parce qu’on s’imagine inconsciemment que ce qui est gros, évident, ne peut pas comporter d’erreur. Cela devrait sauter aux yeux.
Et bien non !
Les titres, c’est ce qu’on lit le moins.
Et c’est toujours là que se glisse la méga coquille.
C’est l’énorme faute de frappe sur le titre d’une thèse…
Et cela n’arrive pas qu’à moi…
Rappelez-vous Le Monde où personne d’un bout à l’autre de la chaîne, du journaliste à l’imprimeur, personne n’a remarqué l’énorme bourde du titre… Lettre ouverte à Cécilia Bruni-Sarkozy !
Pour tout vous dire, moi, cela me console.
On en a déjà parlé :
J'avais pris une correctrice qui m'a laissé un tas de fautes que j'ai moi-même corrigées. C'est ma soeur qui me l'a repris, comme il en restait encore, elle me l'a repris et là je crois que c'est bon. Dommage elle n'a pas d'ordi. Elle n'aime pas cet engin. Et pourtant elle était dans l'enseignement, et Internet serait pour elle quelque chose de super. Je lui ai parlé de ce que tu écris et cela l'a intéressé. Elle sait qu'il va falloir qu'elle y passe mais à 70 ans on hésite!
Allez je ne vais pas te raconter ma vie, Amitiés Yvette
Je comprends ta soeur d'hésiter à passer sur Internet. Je sais qu'il existe des formations spéciales pour les personnes âgées qui leur permettent d'apprivoiser cet outil merveilleux mais pas toujours simple.
Moi-même, j'ai beaucoup hésité à faire ce blog. Cela me semblait une montagne. Heureusement, j'ai une amie qui est très compétente dans ce genre de choses et qui a pris une après-midi pour m'expliquer le pourquoi du comment.
J'espère que ton livre va bientôt sortir et qu'il sera à la hauteur du travail considérable que tu as fourni.
Bonne soirée. Amitiés.
De toutes façons, on est toujours un très mauvais relecteur des textes que l'on a tapés et encore plus si on en est l'auteur. Comme tu as pu le constater, je laisse aussi passer des fautes de frappe. C'est pour cela qu'il est utile d'être plusieurs à relire.
Je ne sais pas si tu as remarqué mais on trouve de plus en plus de coquilles dans les livres. Je pense que c'est la conséquence directe de la simplification de la chaîne d'édition. Le livre n'est plus relu par autant de personnes et donc il y a plus de fautes qui passent.